Michèle 2

Bonjour,

J’ai de la difficulté de mettre tout à jour car je m’occupe de ma mère qui est tombé à deux reprises et nous la déménagerons le 1 décembre donc au mois de décembre je vous raconterai la fin de se voyage.

le 26 novembre

Bonjour, Je suis de retour depuis 5 jours. Comme vous le constatez, je m’affaire à mettre des photos sur le site. Dès que j’aurai fini, je vous raconterai mes dernières 5 semaines.

MERCI, de me suivre dans cette merveilleuse expérience.

1 novembre 2010

Bonsoir,

Ici on dit bonsoir à partir de midi et bonjour le matin, j’ai un peu de difficulté quand il y a un soleil ardent et 35 degrés.

Contrairement à la croyance, c’est très chaud et humide, faut dire que c’est la saison des pluies et avant la pluie on a hâte qu’elle tombe.

On vit au pays des « gougounes », Vickie est heureuse…( tout le monde porte des sandales de plages).

On s’est fait faire des pagnes, c’est jolie et très pratiques, pour l’instant j’en ai deux.

La lessive c’est difficiles, on est plié en deux et on frotte en « tabarnouche », cela nous prend environ 3 hre. On lave avec savon style  tide dans une première cuve à la deuxième cuve on fait les taches et la troisième on tourne à l’ envers puis finalement on rince dans une quatrième cuve, le tout avec une grande vigueur.  Si il y a tache on met le savon  et eau de javel  sur le vêtement et on frotte. J’ai souvent la peau des jointures qui brûle mais je guéris très vite. La plus part du temps on a une petite qui vient nous aider donc soit Gisèle, Eudoxie ou Monique et par chance, car cela nous prendraient toute la journée et pus de doigt… AH AH…

Mélanie je n’ai pas trouvé  le savon de pays que tu voulais. et je me suis fait raser les cheveux, ici car cela poussait comme de la mauvaise herbe…

Cool ,tous les messages que vous m’écrivez car parfois je me demande qu’est que je fait là et l’ennuie me prend au tripe  puis sa passe et je vois dans les yeux des enfants une lumière qui me dit que cette  minuscule  goutte en vaut la peine ne serait que pour donner un peu d’espoir et une ouverture sur autre chose. Avec  les sourires des enfants , un bonheur s’installe … J’aime ces enfants ….

Dans la nuit de samedi, nous sommes allé dans un petit village à 9 km de Glazoué (Ouidémé), on allait voir le frère de Exqui chanter de 0 hre à 7hre. C’était fantastique, j’ai passé une  merveilleuse  nuit blanche,  chant traditionnel et danse au R.D.V.  Je ne me suis pas endormi de la nuit il y avait une énergie et une fébrilité inoubliable…  La danse est toujours présente dans ma vie mais ici elle devient plus importante, j’ai retrouvé la passion de mes 20 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

Serge le frère de Exqui durant sa prestation.

 

 

 

 

 

 

Et Serge au petit matin.

 

Nous sommes allé en voyage avec nos 5 enfants qui ont passés les tests avec brio soit en français, mathématique, musique, dessin et danse. Nous n’avons pas évalué le sport. Nous sommes parti le mercredi matin et revenu le vendredi soir. Nous sommes allé visiter une usine de transformation de fruit, puis le palais d’Abomey

 Maisons sur pilotis sur les eaux du lac Nokoué, Ganvié est la perle du Benin. C’est un village traditionnel de pêcheurs dont la construction aurait permis de créer un refuge aux populations Tofinus face aux rafles esclavagistes des royaumes voisins du Benin, la religion interdie la Fon guerriers d’entrer dans l’eau, donc la lagune était sécuritaire.

Le lendemain, visite de Ouidah, ville aux  mille merveilles, temple Python (culte vodoun) J’ai pris un python dans mes mains et un autour du cou, expérience merveilleuse et la chambre des pythons, c’est rempli de serpents, faut faire attention ou on met les pieds…

 

Pythons sacré de Ouidah

 

 Au Bénin les pythons sont vénérés ce sont de vrais dieux aux yeux des béninois. La journée ces serpents sont en liberté dans la ville et à la tombée de la nuit ils retrouvent eux mêmes le chemin du temple. Ce n’est pas rare qu’un villageois ramène un python égaré dans leur maison…

Le quartier Sogbadji à Ouidah avait un arbre multi-séculaire devant la maison de Dah Hounnon, le Chef Suprême de Vodoun au Bénin. Pour des raisons inconnues, cet arbre meurt.Un sculpteur a redonné une seconde vie à cet arbre mort en s’inspirant de l’histoire du Bénin et de celle de Ouidah. D’où le nom de l’œuvre : HOUENOUHO (l’histoire en Fon).

Nous sommes allé visiter,  le Musée d’histoire de Ouidah. Il occupe les bâtiments de l’ancien fort Portugais.

Nous poursuivons notre visite avec la route des esclaves, plus de 4 km…  Bordé de sculptures contemporaines représentant des esprits vodoun et les rois du Dahomey.

 

Nous voici sur la route des esclaves…

..ce long chemin était parcouru par des esclaves enchaînés…

 Une représentation de Mami Wata, une sculpture de Dominique Kouas, la terrible déesse de la mer, situé sur la route des esclaves.Le socle de la statue est gravé avec la légende de « l’Arbre de l’oubli ».  Cette légende prétend que toutes les femmes esclaves marchaient autour de cet arbre sept fois, et tous les hommes en esclavage, neuf fois (Nombre de côtes).  L’intention était de leur faire oublier leurs origines et identités culturelles

Sculptures représentant le serpent dangbé qui, pour le peuple fon, est le dieu de la fécondité et du mouvement perpétuel.

Le caméléon, emblème du roi Akaba (1680-1708) fondateur du Dannxomé,  de Cyprien Tokoudagba sculpter en 1992.

Le Dieu Dan, Dieu de la prospérité.

 Parmi les arrêts le plus importants le long de la route on trouvera La Place aux Enchères, l’endroit où les marchands, venant des puissances européennes de l’époque, sélectionnaient et achetaient les esclaves destinés à la revente au Nouveau Monde. Les enchères avaient lieu sur la place de Chacha devant la maison de Francisco de Souza. Les esclaves étaient marqués au fer, en fonction de l’empreinte de l’acheteur, sous l’Arbre de l’Oubli (déjà vu ci-haut), le rituel avait lieu..
 

 Le roi du Dahomey, Agadja, a planté l’Arbre du Retour sur la grande place de Zoungbodji, marquant ainsi le point des derniers adieux. En tournant trois fois autour de l’arbre les esclaves pouvaient être sûrs que, après la mort, que leurs esprits seraient de retour dans le pays natal.

L’arbre du retour

 

 
   
 
   
 

La Case Zomaï était une baraque obscure et exiguë où l’on gardait les esclaves avant leur départ, le sens du mot zomaï étant « là où la lumière n’entre point ». C’est là que les esclaves étaient censés s’habituer aux conditions qu’ils allaient affronter sur les bateaux négriers.

Statue créée pour représenter les différents peuples qui ont subies l'esclavage.

Aussi connu sous le nom du Mur des Lamentations, le Mémorial du Souvenir a six mètres de haut et les images qu’il présente racontent l’histoire de l’esclavage au Bénin. Le mur a été érigé à l’endroit d’une fosse commune où l’on enterrait les esclaves morts ou malades(d’après le guide) avant de quitter l’Afrique.

À partir de la plage de Ouidah , les esclaves étaient embarqués sur les canots et, ensuite, sur les larges vaisseaux négriers. Sur la plage se dresse un monument remarquable, érigé par l’UNESCO à la mémoire des Africains ayant quitté leur patrie à partir de cet endroit, connu sous le nom de la Porte du Non Retour.

 

Le 27 avril 1848 marque la date d’abolition de l’esclavage.

Le lendemain nous avons visité  le musée Da Silva, musée d’Histoire  et d’Ethnographie: ouvert en 1998 dans un des plus beaux bâtiments d’inspiration brésilienne de Porto Novo, cette demeure a été construite en 1890 par la riche famille brésilienne Da Silva.On peut la visiter pour y retrouver l’ambiance de l’époque à travers le mobilier et les photographies de chefs d’état et de stars du jazz sur les murs. La visite se termine par le garage qui contient encore une Rolls et une Harley.

L’arrivée au musée

Même si d’après le récit de Urbain-Karim-Elisio da Silva (propriétaire du musée), il était un descendant de marchand d’esclaves, par la famille de son père, il s’auto-identifie plutôt comme un descendant d’esclave, par le biais de la famille de sa mère, une Paraíso. Quelques salles sont consacrées à la traite négrière et aux traitements infligés aux esclaves.

ET de retour à Glazoué….

21 SEPTEMBRE 2010

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1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. Iris
    Oct 04, 2011 @ 10:12:18

    Les photos: j’en ai la gorge serrée.

    Réponse

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