Bénin, nous voici…


Comment pourrai-je vous décrire mes deux premières semaines au Bénin…


Je vais commencer par notre arrivé à l’aéroport. Premièrement, nos sommes arrivés aux petites heures du matin. Si je me souviens bien, il était environ 3 ou 4 heures du matin. On sort de l’avion, il fait une chaleur d’enfer, mais comme dans tous les guides et les formations que nous avons eu il est indiqué de porter un chandail à manche longue le soir afin d’éviter les insectes, et bien c’est ce que je fais. Ensuite, nous arrivons dans l’aéroport et nous ne comprenons pas grand chose de ce qu’il faut faire… On fini par comprendre qu’il faut remplir un papier disant d’où provenons-nous et où allons-nous… Alors, on rempli le papier. On arrive avec nos bagages à main, notre papier de touriste, nos papiers importants (passeport…) notre fatigue incroyable qui est accentué par la chaleur aux bagages… On se dit qu’il serait intéressant d’avoir un chariot pour transporter nos 8 bagages (plus 4 bagages à main), mais on apprend qu’il faut payer pour les avoir… On décide donc de tout simplement chercher nos bagages parmi tous ceux qui sont là… finalement, on est tellement épuisé on ne comprend tellement rien, qu’un homme s’approche de nous et accepte ces services… D’ailleurs, c’est la meilleur décision qu’on pouvait prendre… En deux temps, trois mouvements, tout est en place pour qu’on puisse traverser les douanes (et je ne me suis même pas rendu compte qu’on avait traversé les douanes d’ailleurs… c’est vraiment merveilleux d’avoir des passeport canadien dans c’est cas-ci. Le porteur de bagage n’a eu qu’à dire qu’on venait du Canada et on traversé les formalité en moins de 5 minutes…)

Lorsque nous sommes finalement sorties de l’aéroport, Cyrille, président de la SOPEDI (organisme qui nous accueillait au Bénin), nous a tout de suite reconnu et nous a amené à une voiture. En tout, nous étions les 4 filles, plus 3 hommes que Cyrille avait amené avec lui, plus les bagages (je vous rappelle qu’on avait 8 bagages de 20 kilos chaque plus nos bagages à main de 10 kilo chaque) à mettre dans un auto aussi grosse qu’une écho. Et tous les bagages ont rentré, plus les grosses blanche, plus deux des 4 hommes présents avec nous. Les autres ont pris des moto-taxis (communément appelé ZEM, pour «Zem i jan» qui veut dire: prends moi vite…). Pour vous donner une idée, à toute les bosses qu’on prenait (et il y en a des bosses et des trous au Bénin) le par-choc de l’auto frappait le sol… Donc, première expérience de transport en commun au Bénin :). En arrivant à un feu de circulation (les seuls feux de circulation au Bénin se retrouve dans les grandes villes comme Cotonou, Porto-Novo et Parakou) on a eu notre première expérience d’abus de pouvoir par les autorités policières et de pots de vin (appelé cadeau au Bénin). Nous étions tellement fatigué que ma mère (qui se trouve diabolique quand elle ne répond pas honnêtement à un sondage téléphonique) c’est mise à faire des jokes sur la corruption… Inutile de vous dire qu’on était quatre blanches qui essayaient de garder leur sérieux, mais qui n’y arrivait pas vraiment.

Finalement, on est arrivé à l’hôtel et on a mangé des ananas… c’est tellement bon quand c’est frais… c’était comme un extase après la bouffe d’avion. Et Cyrille nous annoncé qu’il allait venir nous réveiller à 8 heures, c’est-à-dire dans 3 heures. Nous nous sommes donc douchés, couché et tombé dans un profond sommeil.

3 heures plus tard… nous étions en train de déjeuner sur le bord de la rue, avec Prisca, ma soeur d’accueil, un ami à elle et Cyrille. Ceux-ci nous expliquait un peu comment allait être notre famille d’accueil, les coutumes qui pourraient nous semblé étrange (telle que de ce faire traiter de grosse blanche dans la rue et qu’il s’agisse d’un compliment) et l’horaire de la journée. Ensuite, nous avons eu notre première expérience de Zem (taxi-moto, sans casque). Ceux qui avait déjà une certaine expérience avec des motos (zezette, on s’entend que c’est dans le même genre, même si ça ne va pas à la même vitesse), n’ont pas vraiment eu peur, mais il était tout de même impressionnant de passer à même pas 5 cm des autos… j’ai serré les cuisses mettons… Premier arrêt: la banque. Ensuite, nous sommes allé manger dans un maquis (équivalent d’un restaurent) près de la mer. Nous en avons profiter pour aller voir la mer et c’était vraiment merveilleux. Finalement, la majorité du monde est retourné à l’hôtel, pendant que moi, Cyrille et l’ami à Prisca sommes allés chercher la vaisselle pour mon allergie (j’avais ma propre vaisselle pour éviter toutes traces d’arachides) et chercher le taxi pour nous ramener à Glazoué.

Ma première expérience de marché était assez incroyable. On est arrivé sur un viaduc pour piétons et de l’autre côté, aussi loin que je pouvais, il n’y avait que des stands où on vendait n’importe quoi. On aurait dit un énorme marché aux puces, un marché aux puces à perte de vue… La première chose que les gars me disent c’est tient ton sac proche de toi afin d’éviter de te faire voler… C’est toujours rassurant. En plus, Cyrille semble pressé alors il marche très rapidement alors que me je fais attention pour ne pas me fouler la cheville puisque c’est directement sur la terre. Une chance qu’il y avait l’ami à Prisca. Il a fait très attention à moi afin que je ne m’égare pas et m’a tenu compagnie pendant que Cyrille négociait les prix pour les différents articles.

Finalement, nous sommes allés chercher un taxi pour se rendre jusqu’à Glazoué. Nous sommes donc parti vers 16 ou 17 heures de Cotonou. Nous avons été pris dans des embouteillages, avons emprunter une route tellement mauvaise (appelle plus ça des nids de poules ou d’autruches, on appelle ça des nids éléphants à cette taille… Jamais plus, je ne me plaindrai de l’état des routes au Québec, je le jure) qu’on ne pouvait pas rouler plus vite que 50 km/heure et une pluie tropicale (on ne voyait même pas le pars-brise)… Nous sommes donc arrivé à Glazoué à minuit. On arrive dans nos familles. C’est là qu’on voit que Joanie et Josiane habite au début de la ville et nous à la fin… De plus, on apprends, moi et maman, qu’on ne sera pas dans la maison avec la famille, mais dans un logement juste à côté. C’est à cause que la famille est trop nombreuse pour nous accueillir dans leur maison… ils ne sont pas 5 comme on nous l’avait dit avant de partir, mais 13…. Tous le monde qui est encore debout nous est présenté et je vous garanti que je n’ai pas retenu un seul nom de tout ceux qui nous ont été présenté. En plus, j’étais tellement fatigué que je n’ai aucun souvenir de qui m’a été présenté ni de visage. Par la suite, nous sommes allés souper… pardon diner (ils sont sur le système français). Alors, on rencontre la famille des autres filles, on est accablé par la chaleur, mais je porte encore mon chandail à manche longue pour éviter d’attraper la malaria et on mange le spaghetti le plus épicé qu’on est jamais mangé. Finalement, on se dit à demain matin et on va se coucher pour un repos bien mériter.

Voilà les 24 premières heures de mon voyage au Bénin. Je vous laisse donc imaginé l’épuisement ressenti durant les premiers jours.  Je vous en dirai plus une autre fois.

Bonne nuit

Vickie

14 heures au Maroc…


Je n’ai pas réussi à dormir dans l’avion Montréal/Maroc ce vol fût, à la fois, complètement positif, étant donné l’énervement et la joie de l’accomplissement, et négatif dû à la difficulté que j’ai eu à gérer les séparations.

Lorsqu’on est arrivé au Maroc, on ne savait pas trop ce qui allait nous attendre. En fait, nous avions réalisé dans l’avion que nous n’avions aucune idée de l’endroit, ni de l’aspect de la dame qui était sensée venir nous chercher à l’aéroport. Tout ce que nous connaissions d’elle était son nom: Saida. C’est donc un peu inquiètes que nous sommes descendues de l’avion, mais rassuré par Josiane qui nous disait avoir communiqué notre photo à Saida. Nous avons donc passé à travers les formalités de transit avec une facilité désarmante avant de nous diriger vers la sortie.

Finalement, une femme c’est approchée de nous. Il s’agissait de la femme qu’on attendait. Saida est une femme pleine d’énergie et de ressource débordante d’hospitalité. Elle nous a concocté une très belle journée qui, à notre étonnement,  ne nous a rien coûté. En effet, l’hospitalité Marocaine, et d’ailleurs une bonne partie de l’Afrique, consiste à prendre en charge toutes les dépenses des invités. Évidemment, nous en étions très étonnées et un peu mal à l’aise, mais on s’y est conformée puisqu’on ne voulait pas leur manquer de respect. Elle nous a amené à notre taxi… première surprise de la journée et du voyage: nous sommes 6 dans une voiture pour 5 personnes. Il semblerait que ce soit normal et ce n’est pas du tout illégal comme chez nous.

Donc, une fois embarqué dans le véhicule, Saida nous a , tout d’abord, amenée sur le bord de la mer où elle nous a fait goûter au thé à la menthe et à un plat traditionnel du Maroc composé d’oeuf et de viandes séchées. Ce fût un vrai délice pour les et pour les yeux.  La vue était merveilleuse et la chaleur nous donnait le goût d’aller nous baigner. Malheureusement, nous n’avions pas apporté notre costume de bain.

Ensuite, nous sommes allées à la Mosquée Hassan II. Il s’agit d’un édifice extrêmement grand et somptueux à travers lequel la croyance des fidèles résonnent. Maman a voulu ce mettre un foulard à la musulmane, et comme Saida nous avait montré comme faire, j’ai fait une tentative sur maman. Ce fut à peu près bien réussi… Nous avons donc commencé par visiter l’extérieur de la Mosqué. Le site est grandiose et la moitié de la Mosqué est construit sur la mer. Nous sommes ensuite entré à l’intérieur, mais il a fallu que nous couvions les épaules. L’intérieur est aussi majestueux que l’extérieur. La construction de la Mosqué à commencé en 1986 et c’est terminé en 1993. Voici quelques informations de surplus pris sur Wikipédia:

La mosquée Hassan II (arabe : مسجد الحسن الثاني) est située à Casablanca (Maroc). Érigée en partie sur la mer, la mosquée Hassan II est un complexe religieux et culturel, aménagé sur neuf hectares et comporte une salle de prières, une salle d’ablutions, des bains, une école coranique (medersa), une bibliothèque et un musée. La mosquée peut accueillir 105 000 fidèles et la salle de prières 25 000 fidèles.

La mosquée Hassan II possède un minaret d’une hauteur de 200 m[1], ce qui est en fait l’édifice religieux le plus haut du monde. Des artisans recrutés dans toutes les villes du royaume avaient sculpté 53 000 m2 de bois et peint plus de 10 000 m2 de zellige (céramiques) pour la mosquée Hassan II.

C’est la 3e plus grande mosquée au monde, après La Mecque et la Médine.

Un toit ouvrant de grande dimension, permet selon le vœu du roi Hassan II de relier cet édifice à l’air, considéré comme l’un des trois éléments bénéfiques à la vie, avec la terre et l’eau.

Suite à la visite de la mosqué, Saida nous a fait visité le Marché Central où Samia, la fille de Saida, nous a rejoint. Cette dernière est une jeune femme tout à fait moderne qui ne porte pas le voile. Nous avons demandé pourquoi Saida portait le voile et non sa fille. Nous avons appris que le voile voulait signifie aux hommes que celle qui le porte est mariée. Suite à cette conversation, nous avons mangé des huîtres fraîche dans le jus de citron et des poissons et fruits de mer frits. ce fût un délice pour les papilles. On ne pourra jamais dire assez que la fraîcheur des aliments fait une grande différences au niveau du goût.

Avant dernier arrêt de la journée: les Bazars. C’est comme un énorme marché aux puces extérieur à longueur d’année. On peut y trouver de tous sans problème à des prix relativement raisonnable. Ainsi, nous avons pu acheter quelques souvenirs. On a aussi eu la chance de voir une salle de réception pour un mariage marocain. Anecdotes comique: je me suis fait sautée dessus par un Singe domestiqué. Il était vraiment jolie et cela était vraiment comique.

Finalement, nous avons terminé dans un café situé dans un lieu historique où nous avons dégustées 5 sortes de thé à la menthe différents. Chaque sorte de thé provient d’une «province» du Maroc. Il est très intéressant de goûter les subtilités de chaque thé. 

Nous avons passé une super de belle journée. Mes impressions sur cette journée furent nombreuses:

  • les marocains sont très sympathique;
  • la nourriture est excellentes;
  • les automobilistes sont fous et les piétons encore plus;
  • le mélange entre l’ancien et le nouveau, entre la religion et l’affirmation de la femme sont des plus intéressant à observer;
  • la langue est très jolie, mais très difficile à comprendre et à parler.

J’ai aussi appris quelques mots comme salam alecoum: Salut / shoukran: merci / Lafou: de rien. Il est certain  que dans un prochain voyage, je retourne au Maroc au moins pour 2 semaines afin de mieux connaître la culture.

Dans un prochain article, je vais vous parler de mes deux premières semaines au Bénin…

 

Vickie

Commencons par le commencement…


Je sais, cela fait plus de trois mois que le commencement est terminé, mais une chance pour vous (et pour moi ;)) j’ai une pas pire mémoire des évènements marquants de ma vie. Étant donné qu’un voyage en Afrique est un évènement marquant, nous n’avons pas de peur à avoir.

Vous vous rappelez que je ne ressentais pas grand chose la semaine précédent mon départ? Et bien c’est parce que je suis passée maître en évitement, mes amis. Malheureusement (ou heureusement, indépendamment du point de vu qu’on a), je ne suis pas encore assez bonne pour continuer cet état d’esprit lorsque je suis face au évènement. Ainsi, lors de mon arrivé à l’aéroport, j’ai trouvé le départ beaucoup trop proche et j’ai eu une envie folle de retourner chez nous. Je ne l’ai évidemment pas fait puisque vous ne m’avez pas vu durant les trois derniers mois 🙂 (qu’est-ce que je suis drôle :P). Nous sommes resté un bon nombre de temps avec nos proches, mais je ne tenais pas en place tellement j’étais énervée: j’avais hâte que ce supplice aboutisse. Quand on vit des émotions intenses et contradictoires en même temps, je peux vous assurez que ça épuise ça fille. Mais bon, il fallait que je fasse bonne figure: on a crier sur tous les toits que j’étais l’instigatrice de ce projet (dans ce cas, on comprends la personne qui parle). J’ai donc relevé les manches en me disant que c’était mon projet et que tout allait bien allé. En plus, j’étais avec ma maman… (oui ça fait petite fille, mais on le sera toute sa vie pour nos parents, bon gré, mal gré).

Finalement, le départ!!! Je vous avoue que toute mes bonnes résolutions sont tombés à l’eau et que je ne voulais plus quitter les bras de mon papa et de mon (ex-) chum. Après quelques minutes, j’ai réussi à me reprendre et faire une femme de moi: j’ai suivi ma maman…

Vous savez que le temps qu’on passe entre la douane et l’embarquement est le moment le plus long et même temps le plus court au monde… On se rends compte qu’on a vraiment faim, alors on cherche une place pour manger pas trop cher. Sauf qu’après les douanes, les restaurateurs oublient le prix du marché réel et ils vous font payer un hamburger trois fois le prix que harvey’s vous le faisait payé de l’autre côté de la douane!!! Ensuite, il faut trouvé la boutique hors taxe, ou pour nos assimilés de ce monde, duty free. La trouve une myriade de chose qu’on aimerait avoir, mais qui ne rentreront jamais dans nos bagages à mains alors on achète le stricte minimum, c’est-à-dire le cadeau pour une personne qu’on ne connaît pas du tout au Maroc, mais qui a l’amabilité de nous servir de guide à Casablanca. C’est aussi le moment pour les filles (Joanie et Josiane) de réaliser qu’elles n’ont pas acheté de cadeau pour leur famille d’accueil, ce que ma gentille maman a fait pour moi (ah!!!!!!!!! qu’est-ce qu’on ferait sans une maman).

Quelques instants plus tard, on réalise qu’il faut aller trouver notre porte d’embarquement sinon on va manquer notre vol. C’est à ce moment que j’ai réalisé que je m’étais laissé emporter par l’euphorie des trois autres filles et que ça allait beaucoup mieux. Le voyage en avion c’est relativement bien passé sauf que Carlos, Simon et papa me manquaient déjà beaucoup trop. Alors j’ai passé le voyage entre la somnolence, la nourriture d’avion (qui était meilleur que je ne l’avais imaginée), l’anxiété de aventureuse et la tristesse du départ.

Bon c’est assez pour aujourd’hui. Je devrais revenir demain pour vous compter nos 12 heures au Maroc (imaginez ce que je viens de vous compter a duré au maximum 4 heures alors pour le triple comment on va se bidonner).

Je vous aime fort

 

Vickie

WOW!!! QUATRE JOURS ET BÉNIN, ME VOICI…


Ça juste pas de sens que ça arrive si vite. Dans quatre jours, c’est l’accomplissement du rêve d’une jeune fille de cinquième année; d’un voyage mère-fille incroyable; d’un tripe de filles inimaginable; d’un an et demi d’activité de financement et de préparation… C’est aussi le commencement d’une aventure personnelle qui, je l’espère, me fera grandir et devenir une meilleure personne et une meilleure professionnelle.

Tout le monde me demande comment je me sens, si je suis excité, si j’ai peur pour mon couple, si tout le monde va me manquer… je dois avouer que je ne réalise pas encore vraiment que c’est bientôt. Bien sur, je ressens l’effervescence dans l’air, mes bagages sont fais et j’ai dit bye à plein de monde, mais je ne ressens pas de tristesse de quitter les personnes qui me sont cher, car j’ai l’impression que je vais les revoirs demain…

Vickie

Comment est né ce projet …


Bonjour à tous,

je me suis enfin décidée à écrire pour vous expliquer ce qui m’a poussé à faire ce voyage. Je ne sais pas trop pourquoi cela m’a pris autant de temps, mais il faut dire que j’ai vécu plusieurs difficultés cette année. Donc, je vais commencer par le commencement, c’est-à-dire la classe de cinquième année à l’école Coeur-à-Coeur l’Alternative. Cette année-là, j’avais une professeure vraiment incroyable. Elle faisait partie des professeures responsables d’un groupe d’élève de la Polyvalente Deux-Montagnes (PDM) qui partait en République Dominicaine pour y construire une clinique de santé dans un petit village. Au travers de l’année, elle nous a donc enseigné l’espagnol et encourager à participer à certaines activités de financement de ce voyage. J’ai tellement apprécié l’expérience que je me suis jurée de faire le voyage lorsque je serais en secondaire 5 à la PDM.

Lorsque je suis arrivée en secondaire 4, j’ai assisté à la rencontre de préparation afin de voir ce qu’il me fallait pour participer au voyage. J’ai aussi pris des renseignements afin de savoir si je pouvais partir dans ce pays malgré mon allergie aux arachides. On m’a affirmé que je pouvais sans problème. Ainsi, l’année suivante, j’ai réassisté à la rencontre et reposé ma question concernant  mon allergie et la réponse a encore été positive. J’ai donc vendu une centaine d’orange et pamplemousse et ai été prise parmi la vingtaine des partants. À la rencontre des parents, une des accompagnatrices est venu nous voir et nous dire, à moi et ma mère, que mon allergie était trop dangereuse et que ça lui faisait trop peur. Elle nous a donc dit que je ne pourrais pas faire le voyage. J’étais évidemment extrêmement triste. Quelques semaines plus tard, une fille faisant partie du voyage a appris qu’elle était allergique (une forte allergie) aux animaux chevalins (cheval, poney…), mais cela n’a pas fait peur aux accompagnateurs et elle a donc fait le voyage. Je crois que cela a été le plus difficile étant donné qu’il y avait clairement une injustice puisque les animaux chevalins sont les principaux moyens de transport dans les villages avec peu de moyen. Mes parents ont rencontré le directeur de l’école pour lui dire qu’il y avait une injustice, particulièrement qu’ils (mes parents) étaient prêt à payer ma nourriture afin qu’il n’y ait aucun arachide dans celle-ci. De plus, je savais qu’après une épipen, je n’ai pas besoin de me rendre rapidement à l’hôpital puisque la réaction allergique est contrôlé. Finalement, la jeune filles est allé en République Dominicaine et moi je me suis juré de faire un voyage humanitaire à la fin de mes études.

Finalement, cette année, après plusieurs évènements heureux et moins heureux, j’ai terminé mon baccalauréat en service social à l’Université de Montréal et après un peu plus d’un an de préparation mentale et financement, je pars en Afrique de l’ouest, au Bénin. Pourquoi l’Afrique? Je ne sais pas vraiment… Cela c’est plus ou moins imposé de soi. Pourquoi le Bénin? Parce que nous voulions (Moi, Joanie, Michèle et Josiane) un pays francophone qui faisait parti des choix de pays qu’Horizon Cosmopolite nous proposait. Si vous voulez savoir pourquoi nous avons choisi Horizon Cosmopolite comme organisme de soutien pour notre voyage, il va falloir attendre que j’aie un autre moment d’inspiration.

Vickie

06/06/10

Pourquoi Horizon Cosmopolite et un peu d’histoire sur notre petit groupe…


Et voilà, j’ai trouvé de l’inspiration afin de vous compter pourquoi nous avons choisi Horizon Cosmopolite comme organisme pour nous accompagné dans notre périple. Tout d’abord, je dois vous expliquer comment nous nous sommes ramassé les quatre filles ensemble. Cela fait environ deux ans, je parlais de mon projet de voyage humanitaire avec des amis de l’Université de Montréal. Je me cherchais du monde afin de ne pas partir seule. Un jour, Pier-Luc est arrivé avec le dépliant d’Horizon Cosmopolite en me disant qu’un de ces amis était parti avec cet organisme et que ce dernier avait énormément apprécié l’expérience. Quelques semaines plus tard, j’étais sur le site internet de l’organisme et ma belle-soeur (qui ne l’est plus aujourd’hui) vient voir ce que je fais. C’est donc en regardant les possibilités que nous offrait l’organisme que Joanie s’est joint à moi en premier pour ce voyage.

Au courant de la soirée, moi et Joanie parlions de notre voyage en compagnie de ma mère, Michèle, et celle-ci trouvait notre voyage extrêmement intéressant. Le lendemain matin, ma mère vint me voir afin de me demander si «ta vieille mère peut-elle venir avec toi?». J’étais énormément surprise étant donné que je ne m’y attendais pas du tout, mais puisque je m’entends relativement bien avec elle, je n’y ai pas vu d’inconvénient. De plus, il s’agit d’un tripe vraiment géniale à partager avec sa propre mère.

Étant donné qu’Horizon Cosmopolite offrait des stages internationaux, nous nous sommes mises à chercher des organismes qui oeuvraient dans le domaine des voyages humanitaire. Tout ce que nous avons trouvé, lors de nos recherches, offrait soit des voyages tous domaines confondus (social et médical) aux jeunes entre 18 et 35 ans, ou des voyages humanitaires domaines séparés (donc un organisme pour les soins de santé et l’autre pour le social), nous sommes finalement revenu vers Horizon Cosmopolite. Cet organisme nous permettait de prendre de l’expérience dans nos domaines respectifs (Michèle : infirmière, Vickie : travailleuse sociale et Joanie : éducatrice à l’enfance) en plus de nous offrir une flexibilité au niveau de l’intégration et de l’immersion dans une autre culture.

Suite à ce choix, nous avons commencé à faire les démarches afin de partir avec l’organisme. Nous avons donc rencontré Gilles-Phillipe, coordonnateur des projets en en Amérique latine, en Afrique et en Asie. Celui-ci a été d’une grande aide et d’une grande patience avec les nombreuses questions et situations complexes personnelles (Michèle : allergie à la mangue, Vickie : allergie aux arachides et Joanie : allergie aux fruits de mer (même si les arachides étaient l’allergie la plus complexe à gérer étant donné que le Bénin est un producteur d’arachide :))).

Inquiété vous pas,je n’ai pas oublié Josianes, j’y arrive. Suite à cette rencontre, nous avons commencé à faire des levés de fonds, en commençant par la fameuse vente de chocolat, d’épices et de café. C’est à ce moment que j’ai parlé de ce projet dans mon cours de danse. Josiane fait partie de ce cours. Elle a tout de suite trouvé notre projet génial. Elle aurait voulu en faire partie, mais elle ne terminait pas ces études et nous partions, avant d’allonger notre séjour, deux mois. Elle a donc participé à chacune de nos activités de financement, jusqu’à ce qu’elle réalise, par l’entremise d’une collègue de travail, qu’il s’agit d’une opportunité rare et qu’elle devait la saisir. C’est ainsi que Josiane est arrivée, au début de l’été 2009, en nous demandant si nous étions d’accord pour qu’elle parte avec nous.

Voilà comment la belle histoire de notre groupe à commencée. Si vous voulez en savoir plus sur les processus de chacune d’entre nous, je vous invites à nous envoyer des messages sur nos pages respectives, nous pourrons chacune y répondre.

 Vickie

10/06/10