Bénin, nous voici…


Comment pourrai-je vous décrire mes deux premières semaines au Bénin…


Je vais commencer par notre arrivé à l’aéroport. Premièrement, nos sommes arrivés aux petites heures du matin. Si je me souviens bien, il était environ 3 ou 4 heures du matin. On sort de l’avion, il fait une chaleur d’enfer, mais comme dans tous les guides et les formations que nous avons eu il est indiqué de porter un chandail à manche longue le soir afin d’éviter les insectes, et bien c’est ce que je fais. Ensuite, nous arrivons dans l’aéroport et nous ne comprenons pas grand chose de ce qu’il faut faire… On fini par comprendre qu’il faut remplir un papier disant d’où provenons-nous et où allons-nous… Alors, on rempli le papier. On arrive avec nos bagages à main, notre papier de touriste, nos papiers importants (passeport…) notre fatigue incroyable qui est accentué par la chaleur aux bagages… On se dit qu’il serait intéressant d’avoir un chariot pour transporter nos 8 bagages (plus 4 bagages à main), mais on apprend qu’il faut payer pour les avoir… On décide donc de tout simplement chercher nos bagages parmi tous ceux qui sont là… finalement, on est tellement épuisé on ne comprend tellement rien, qu’un homme s’approche de nous et accepte ces services… D’ailleurs, c’est la meilleur décision qu’on pouvait prendre… En deux temps, trois mouvements, tout est en place pour qu’on puisse traverser les douanes (et je ne me suis même pas rendu compte qu’on avait traversé les douanes d’ailleurs… c’est vraiment merveilleux d’avoir des passeport canadien dans c’est cas-ci. Le porteur de bagage n’a eu qu’à dire qu’on venait du Canada et on traversé les formalité en moins de 5 minutes…)

Lorsque nous sommes finalement sorties de l’aéroport, Cyrille, président de la SOPEDI (organisme qui nous accueillait au Bénin), nous a tout de suite reconnu et nous a amené à une voiture. En tout, nous étions les 4 filles, plus 3 hommes que Cyrille avait amené avec lui, plus les bagages (je vous rappelle qu’on avait 8 bagages de 20 kilos chaque plus nos bagages à main de 10 kilo chaque) à mettre dans un auto aussi grosse qu’une écho. Et tous les bagages ont rentré, plus les grosses blanche, plus deux des 4 hommes présents avec nous. Les autres ont pris des moto-taxis (communément appelé ZEM, pour «Zem i jan» qui veut dire: prends moi vite…). Pour vous donner une idée, à toute les bosses qu’on prenait (et il y en a des bosses et des trous au Bénin) le par-choc de l’auto frappait le sol… Donc, première expérience de transport en commun au Bénin :). En arrivant à un feu de circulation (les seuls feux de circulation au Bénin se retrouve dans les grandes villes comme Cotonou, Porto-Novo et Parakou) on a eu notre première expérience d’abus de pouvoir par les autorités policières et de pots de vin (appelé cadeau au Bénin). Nous étions tellement fatigué que ma mère (qui se trouve diabolique quand elle ne répond pas honnêtement à un sondage téléphonique) c’est mise à faire des jokes sur la corruption… Inutile de vous dire qu’on était quatre blanches qui essayaient de garder leur sérieux, mais qui n’y arrivait pas vraiment.

Finalement, on est arrivé à l’hôtel et on a mangé des ananas… c’est tellement bon quand c’est frais… c’était comme un extase après la bouffe d’avion. Et Cyrille nous annoncé qu’il allait venir nous réveiller à 8 heures, c’est-à-dire dans 3 heures. Nous nous sommes donc douchés, couché et tombé dans un profond sommeil.

3 heures plus tard… nous étions en train de déjeuner sur le bord de la rue, avec Prisca, ma soeur d’accueil, un ami à elle et Cyrille. Ceux-ci nous expliquait un peu comment allait être notre famille d’accueil, les coutumes qui pourraient nous semblé étrange (telle que de ce faire traiter de grosse blanche dans la rue et qu’il s’agisse d’un compliment) et l’horaire de la journée. Ensuite, nous avons eu notre première expérience de Zem (taxi-moto, sans casque). Ceux qui avait déjà une certaine expérience avec des motos (zezette, on s’entend que c’est dans le même genre, même si ça ne va pas à la même vitesse), n’ont pas vraiment eu peur, mais il était tout de même impressionnant de passer à même pas 5 cm des autos… j’ai serré les cuisses mettons… Premier arrêt: la banque. Ensuite, nous sommes allé manger dans un maquis (équivalent d’un restaurent) près de la mer. Nous en avons profiter pour aller voir la mer et c’était vraiment merveilleux. Finalement, la majorité du monde est retourné à l’hôtel, pendant que moi, Cyrille et l’ami à Prisca sommes allés chercher la vaisselle pour mon allergie (j’avais ma propre vaisselle pour éviter toutes traces d’arachides) et chercher le taxi pour nous ramener à Glazoué.

Ma première expérience de marché était assez incroyable. On est arrivé sur un viaduc pour piétons et de l’autre côté, aussi loin que je pouvais, il n’y avait que des stands où on vendait n’importe quoi. On aurait dit un énorme marché aux puces, un marché aux puces à perte de vue… La première chose que les gars me disent c’est tient ton sac proche de toi afin d’éviter de te faire voler… C’est toujours rassurant. En plus, Cyrille semble pressé alors il marche très rapidement alors que me je fais attention pour ne pas me fouler la cheville puisque c’est directement sur la terre. Une chance qu’il y avait l’ami à Prisca. Il a fait très attention à moi afin que je ne m’égare pas et m’a tenu compagnie pendant que Cyrille négociait les prix pour les différents articles.

Finalement, nous sommes allés chercher un taxi pour se rendre jusqu’à Glazoué. Nous sommes donc parti vers 16 ou 17 heures de Cotonou. Nous avons été pris dans des embouteillages, avons emprunter une route tellement mauvaise (appelle plus ça des nids de poules ou d’autruches, on appelle ça des nids éléphants à cette taille… Jamais plus, je ne me plaindrai de l’état des routes au Québec, je le jure) qu’on ne pouvait pas rouler plus vite que 50 km/heure et une pluie tropicale (on ne voyait même pas le pars-brise)… Nous sommes donc arrivé à Glazoué à minuit. On arrive dans nos familles. C’est là qu’on voit que Joanie et Josiane habite au début de la ville et nous à la fin… De plus, on apprends, moi et maman, qu’on ne sera pas dans la maison avec la famille, mais dans un logement juste à côté. C’est à cause que la famille est trop nombreuse pour nous accueillir dans leur maison… ils ne sont pas 5 comme on nous l’avait dit avant de partir, mais 13…. Tous le monde qui est encore debout nous est présenté et je vous garanti que je n’ai pas retenu un seul nom de tout ceux qui nous ont été présenté. En plus, j’étais tellement fatigué que je n’ai aucun souvenir de qui m’a été présenté ni de visage. Par la suite, nous sommes allés souper… pardon diner (ils sont sur le système français). Alors, on rencontre la famille des autres filles, on est accablé par la chaleur, mais je porte encore mon chandail à manche longue pour éviter d’attraper la malaria et on mange le spaghetti le plus épicé qu’on est jamais mangé. Finalement, on se dit à demain matin et on va se coucher pour un repos bien mériter.

Voilà les 24 premières heures de mon voyage au Bénin. Je vous laisse donc imaginé l’épuisement ressenti durant les premiers jours.  Je vous en dirai plus une autre fois.

Bonne nuit

Vickie

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