14 heures au Maroc…


Je n’ai pas réussi à dormir dans l’avion Montréal/Maroc ce vol fût, à la fois, complètement positif, étant donné l’énervement et la joie de l’accomplissement, et négatif dû à la difficulté que j’ai eu à gérer les séparations.

Lorsqu’on est arrivé au Maroc, on ne savait pas trop ce qui allait nous attendre. En fait, nous avions réalisé dans l’avion que nous n’avions aucune idée de l’endroit, ni de l’aspect de la dame qui était sensée venir nous chercher à l’aéroport. Tout ce que nous connaissions d’elle était son nom: Saida. C’est donc un peu inquiètes que nous sommes descendues de l’avion, mais rassuré par Josiane qui nous disait avoir communiqué notre photo à Saida. Nous avons donc passé à travers les formalités de transit avec une facilité désarmante avant de nous diriger vers la sortie.

Finalement, une femme c’est approchée de nous. Il s’agissait de la femme qu’on attendait. Saida est une femme pleine d’énergie et de ressource débordante d’hospitalité. Elle nous a concocté une très belle journée qui, à notre étonnement,  ne nous a rien coûté. En effet, l’hospitalité Marocaine, et d’ailleurs une bonne partie de l’Afrique, consiste à prendre en charge toutes les dépenses des invités. Évidemment, nous en étions très étonnées et un peu mal à l’aise, mais on s’y est conformée puisqu’on ne voulait pas leur manquer de respect. Elle nous a amené à notre taxi… première surprise de la journée et du voyage: nous sommes 6 dans une voiture pour 5 personnes. Il semblerait que ce soit normal et ce n’est pas du tout illégal comme chez nous.

Donc, une fois embarqué dans le véhicule, Saida nous a , tout d’abord, amenée sur le bord de la mer où elle nous a fait goûter au thé à la menthe et à un plat traditionnel du Maroc composé d’oeuf et de viandes séchées. Ce fût un vrai délice pour les et pour les yeux.  La vue était merveilleuse et la chaleur nous donnait le goût d’aller nous baigner. Malheureusement, nous n’avions pas apporté notre costume de bain.

Ensuite, nous sommes allées à la Mosquée Hassan II. Il s’agit d’un édifice extrêmement grand et somptueux à travers lequel la croyance des fidèles résonnent. Maman a voulu ce mettre un foulard à la musulmane, et comme Saida nous avait montré comme faire, j’ai fait une tentative sur maman. Ce fut à peu près bien réussi… Nous avons donc commencé par visiter l’extérieur de la Mosqué. Le site est grandiose et la moitié de la Mosqué est construit sur la mer. Nous sommes ensuite entré à l’intérieur, mais il a fallu que nous couvions les épaules. L’intérieur est aussi majestueux que l’extérieur. La construction de la Mosqué à commencé en 1986 et c’est terminé en 1993. Voici quelques informations de surplus pris sur Wikipédia:

La mosquée Hassan II (arabe : مسجد الحسن الثاني) est située à Casablanca (Maroc). Érigée en partie sur la mer, la mosquée Hassan II est un complexe religieux et culturel, aménagé sur neuf hectares et comporte une salle de prières, une salle d’ablutions, des bains, une école coranique (medersa), une bibliothèque et un musée. La mosquée peut accueillir 105 000 fidèles et la salle de prières 25 000 fidèles.

La mosquée Hassan II possède un minaret d’une hauteur de 200 m[1], ce qui est en fait l’édifice religieux le plus haut du monde. Des artisans recrutés dans toutes les villes du royaume avaient sculpté 53 000 m2 de bois et peint plus de 10 000 m2 de zellige (céramiques) pour la mosquée Hassan II.

C’est la 3e plus grande mosquée au monde, après La Mecque et la Médine.

Un toit ouvrant de grande dimension, permet selon le vœu du roi Hassan II de relier cet édifice à l’air, considéré comme l’un des trois éléments bénéfiques à la vie, avec la terre et l’eau.

Suite à la visite de la mosqué, Saida nous a fait visité le Marché Central où Samia, la fille de Saida, nous a rejoint. Cette dernière est une jeune femme tout à fait moderne qui ne porte pas le voile. Nous avons demandé pourquoi Saida portait le voile et non sa fille. Nous avons appris que le voile voulait signifie aux hommes que celle qui le porte est mariée. Suite à cette conversation, nous avons mangé des huîtres fraîche dans le jus de citron et des poissons et fruits de mer frits. ce fût un délice pour les papilles. On ne pourra jamais dire assez que la fraîcheur des aliments fait une grande différences au niveau du goût.

Avant dernier arrêt de la journée: les Bazars. C’est comme un énorme marché aux puces extérieur à longueur d’année. On peut y trouver de tous sans problème à des prix relativement raisonnable. Ainsi, nous avons pu acheter quelques souvenirs. On a aussi eu la chance de voir une salle de réception pour un mariage marocain. Anecdotes comique: je me suis fait sautée dessus par un Singe domestiqué. Il était vraiment jolie et cela était vraiment comique.

Finalement, nous avons terminé dans un café situé dans un lieu historique où nous avons dégustées 5 sortes de thé à la menthe différents. Chaque sorte de thé provient d’une «province» du Maroc. Il est très intéressant de goûter les subtilités de chaque thé. 

Nous avons passé une super de belle journée. Mes impressions sur cette journée furent nombreuses:

  • les marocains sont très sympathique;
  • la nourriture est excellentes;
  • les automobilistes sont fous et les piétons encore plus;
  • le mélange entre l’ancien et le nouveau, entre la religion et l’affirmation de la femme sont des plus intéressant à observer;
  • la langue est très jolie, mais très difficile à comprendre et à parler.

J’ai aussi appris quelques mots comme salam alecoum: Salut / shoukran: merci / Lafou: de rien. Il est certain  que dans un prochain voyage, je retourne au Maroc au moins pour 2 semaines afin de mieux connaître la culture.

Dans un prochain article, je vais vous parler de mes deux premières semaines au Bénin…

 

Vickie

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Commencons par le commencement…


Je sais, cela fait plus de trois mois que le commencement est terminé, mais une chance pour vous (et pour moi ;)) j’ai une pas pire mémoire des évènements marquants de ma vie. Étant donné qu’un voyage en Afrique est un évènement marquant, nous n’avons pas de peur à avoir.

Vous vous rappelez que je ne ressentais pas grand chose la semaine précédent mon départ? Et bien c’est parce que je suis passée maître en évitement, mes amis. Malheureusement (ou heureusement, indépendamment du point de vu qu’on a), je ne suis pas encore assez bonne pour continuer cet état d’esprit lorsque je suis face au évènement. Ainsi, lors de mon arrivé à l’aéroport, j’ai trouvé le départ beaucoup trop proche et j’ai eu une envie folle de retourner chez nous. Je ne l’ai évidemment pas fait puisque vous ne m’avez pas vu durant les trois derniers mois 🙂 (qu’est-ce que je suis drôle :P). Nous sommes resté un bon nombre de temps avec nos proches, mais je ne tenais pas en place tellement j’étais énervée: j’avais hâte que ce supplice aboutisse. Quand on vit des émotions intenses et contradictoires en même temps, je peux vous assurez que ça épuise ça fille. Mais bon, il fallait que je fasse bonne figure: on a crier sur tous les toits que j’étais l’instigatrice de ce projet (dans ce cas, on comprends la personne qui parle). J’ai donc relevé les manches en me disant que c’était mon projet et que tout allait bien allé. En plus, j’étais avec ma maman… (oui ça fait petite fille, mais on le sera toute sa vie pour nos parents, bon gré, mal gré).

Finalement, le départ!!! Je vous avoue que toute mes bonnes résolutions sont tombés à l’eau et que je ne voulais plus quitter les bras de mon papa et de mon (ex-) chum. Après quelques minutes, j’ai réussi à me reprendre et faire une femme de moi: j’ai suivi ma maman…

Vous savez que le temps qu’on passe entre la douane et l’embarquement est le moment le plus long et même temps le plus court au monde… On se rends compte qu’on a vraiment faim, alors on cherche une place pour manger pas trop cher. Sauf qu’après les douanes, les restaurateurs oublient le prix du marché réel et ils vous font payer un hamburger trois fois le prix que harvey’s vous le faisait payé de l’autre côté de la douane!!! Ensuite, il faut trouvé la boutique hors taxe, ou pour nos assimilés de ce monde, duty free. La trouve une myriade de chose qu’on aimerait avoir, mais qui ne rentreront jamais dans nos bagages à mains alors on achète le stricte minimum, c’est-à-dire le cadeau pour une personne qu’on ne connaît pas du tout au Maroc, mais qui a l’amabilité de nous servir de guide à Casablanca. C’est aussi le moment pour les filles (Joanie et Josiane) de réaliser qu’elles n’ont pas acheté de cadeau pour leur famille d’accueil, ce que ma gentille maman a fait pour moi (ah!!!!!!!!! qu’est-ce qu’on ferait sans une maman).

Quelques instants plus tard, on réalise qu’il faut aller trouver notre porte d’embarquement sinon on va manquer notre vol. C’est à ce moment que j’ai réalisé que je m’étais laissé emporter par l’euphorie des trois autres filles et que ça allait beaucoup mieux. Le voyage en avion c’est relativement bien passé sauf que Carlos, Simon et papa me manquaient déjà beaucoup trop. Alors j’ai passé le voyage entre la somnolence, la nourriture d’avion (qui était meilleur que je ne l’avais imaginée), l’anxiété de aventureuse et la tristesse du départ.

Bon c’est assez pour aujourd’hui. Je devrais revenir demain pour vous compter nos 12 heures au Maroc (imaginez ce que je viens de vous compter a duré au maximum 4 heures alors pour le triple comment on va se bidonner).

Je vous aime fort

 

Vickie