Comment est né ce projet …


Bonjour à tous,

je me suis enfin décidée à écrire pour vous expliquer ce qui m’a poussé à faire ce voyage. Je ne sais pas trop pourquoi cela m’a pris autant de temps, mais il faut dire que j’ai vécu plusieurs difficultés cette année. Donc, je vais commencer par le commencement, c’est-à-dire la classe de cinquième année à l’école Coeur-à-Coeur l’Alternative. Cette année-là, j’avais une professeure vraiment incroyable. Elle faisait partie des professeures responsables d’un groupe d’élève de la Polyvalente Deux-Montagnes (PDM) qui partait en République Dominicaine pour y construire une clinique de santé dans un petit village. Au travers de l’année, elle nous a donc enseigné l’espagnol et encourager à participer à certaines activités de financement de ce voyage. J’ai tellement apprécié l’expérience que je me suis jurée de faire le voyage lorsque je serais en secondaire 5 à la PDM.

Lorsque je suis arrivée en secondaire 4, j’ai assisté à la rencontre de préparation afin de voir ce qu’il me fallait pour participer au voyage. J’ai aussi pris des renseignements afin de savoir si je pouvais partir dans ce pays malgré mon allergie aux arachides. On m’a affirmé que je pouvais sans problème. Ainsi, l’année suivante, j’ai réassisté à la rencontre et reposé ma question concernant  mon allergie et la réponse a encore été positive. J’ai donc vendu une centaine d’orange et pamplemousse et ai été prise parmi la vingtaine des partants. À la rencontre des parents, une des accompagnatrices est venu nous voir et nous dire, à moi et ma mère, que mon allergie était trop dangereuse et que ça lui faisait trop peur. Elle nous a donc dit que je ne pourrais pas faire le voyage. J’étais évidemment extrêmement triste. Quelques semaines plus tard, une fille faisant partie du voyage a appris qu’elle était allergique (une forte allergie) aux animaux chevalins (cheval, poney…), mais cela n’a pas fait peur aux accompagnateurs et elle a donc fait le voyage. Je crois que cela a été le plus difficile étant donné qu’il y avait clairement une injustice puisque les animaux chevalins sont les principaux moyens de transport dans les villages avec peu de moyen. Mes parents ont rencontré le directeur de l’école pour lui dire qu’il y avait une injustice, particulièrement qu’ils (mes parents) étaient prêt à payer ma nourriture afin qu’il n’y ait aucun arachide dans celle-ci. De plus, je savais qu’après une épipen, je n’ai pas besoin de me rendre rapidement à l’hôpital puisque la réaction allergique est contrôlé. Finalement, la jeune filles est allé en République Dominicaine et moi je me suis juré de faire un voyage humanitaire à la fin de mes études.

Finalement, cette année, après plusieurs évènements heureux et moins heureux, j’ai terminé mon baccalauréat en service social à l’Université de Montréal et après un peu plus d’un an de préparation mentale et financement, je pars en Afrique de l’ouest, au Bénin. Pourquoi l’Afrique? Je ne sais pas vraiment… Cela c’est plus ou moins imposé de soi. Pourquoi le Bénin? Parce que nous voulions (Moi, Joanie, Michèle et Josiane) un pays francophone qui faisait parti des choix de pays qu’Horizon Cosmopolite nous proposait. Si vous voulez savoir pourquoi nous avons choisi Horizon Cosmopolite comme organisme de soutien pour notre voyage, il va falloir attendre que j’aie un autre moment d’inspiration.

Vickie

06/06/10

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Pourquoi Horizon Cosmopolite et un peu d’histoire sur notre petit groupe…


Et voilà, j’ai trouvé de l’inspiration afin de vous compter pourquoi nous avons choisi Horizon Cosmopolite comme organisme pour nous accompagné dans notre périple. Tout d’abord, je dois vous expliquer comment nous nous sommes ramassé les quatre filles ensemble. Cela fait environ deux ans, je parlais de mon projet de voyage humanitaire avec des amis de l’Université de Montréal. Je me cherchais du monde afin de ne pas partir seule. Un jour, Pier-Luc est arrivé avec le dépliant d’Horizon Cosmopolite en me disant qu’un de ces amis était parti avec cet organisme et que ce dernier avait énormément apprécié l’expérience. Quelques semaines plus tard, j’étais sur le site internet de l’organisme et ma belle-soeur (qui ne l’est plus aujourd’hui) vient voir ce que je fais. C’est donc en regardant les possibilités que nous offrait l’organisme que Joanie s’est joint à moi en premier pour ce voyage.

Au courant de la soirée, moi et Joanie parlions de notre voyage en compagnie de ma mère, Michèle, et celle-ci trouvait notre voyage extrêmement intéressant. Le lendemain matin, ma mère vint me voir afin de me demander si «ta vieille mère peut-elle venir avec toi?». J’étais énormément surprise étant donné que je ne m’y attendais pas du tout, mais puisque je m’entends relativement bien avec elle, je n’y ai pas vu d’inconvénient. De plus, il s’agit d’un tripe vraiment géniale à partager avec sa propre mère.

Étant donné qu’Horizon Cosmopolite offrait des stages internationaux, nous nous sommes mises à chercher des organismes qui oeuvraient dans le domaine des voyages humanitaire. Tout ce que nous avons trouvé, lors de nos recherches, offrait soit des voyages tous domaines confondus (social et médical) aux jeunes entre 18 et 35 ans, ou des voyages humanitaires domaines séparés (donc un organisme pour les soins de santé et l’autre pour le social), nous sommes finalement revenu vers Horizon Cosmopolite. Cet organisme nous permettait de prendre de l’expérience dans nos domaines respectifs (Michèle : infirmière, Vickie : travailleuse sociale et Joanie : éducatrice à l’enfance) en plus de nous offrir une flexibilité au niveau de l’intégration et de l’immersion dans une autre culture.

Suite à ce choix, nous avons commencé à faire les démarches afin de partir avec l’organisme. Nous avons donc rencontré Gilles-Phillipe, coordonnateur des projets en en Amérique latine, en Afrique et en Asie. Celui-ci a été d’une grande aide et d’une grande patience avec les nombreuses questions et situations complexes personnelles (Michèle : allergie à la mangue, Vickie : allergie aux arachides et Joanie : allergie aux fruits de mer (même si les arachides étaient l’allergie la plus complexe à gérer étant donné que le Bénin est un producteur d’arachide :))).

Inquiété vous pas,je n’ai pas oublié Josianes, j’y arrive. Suite à cette rencontre, nous avons commencé à faire des levés de fonds, en commençant par la fameuse vente de chocolat, d’épices et de café. C’est à ce moment que j’ai parlé de ce projet dans mon cours de danse. Josiane fait partie de ce cours. Elle a tout de suite trouvé notre projet génial. Elle aurait voulu en faire partie, mais elle ne terminait pas ces études et nous partions, avant d’allonger notre séjour, deux mois. Elle a donc participé à chacune de nos activités de financement, jusqu’à ce qu’elle réalise, par l’entremise d’une collègue de travail, qu’il s’agit d’une opportunité rare et qu’elle devait la saisir. C’est ainsi que Josiane est arrivée, au début de l’été 2009, en nous demandant si nous étions d’accord pour qu’elle parte avec nous.

Voilà comment la belle histoire de notre groupe à commencée. Si vous voulez en savoir plus sur les processus de chacune d’entre nous, je vous invites à nous envoyer des messages sur nos pages respectives, nous pourrons chacune y répondre.

 Vickie

10/06/10